+ 9 % de biens à vendre contre + 1 % pour la demande

Publié le 16 octobre 2026 à 12:34
Laurent BERGER immobilier Saintes

Le marché immobilier reprend quelques couleurs, mais vendeurs et acheteurs n’avancent pas au même rythme. L’offre de biens à vendre progresse de 9 % sur un an, contre seulement 1 % pour la demande.

L’offre progresse beaucoup plus vite que la demande

Les acheteurs reviennent, mais doucement. En septembre 2026, la demande immobilière progresse de 1 % sur un an. Du côté de l’offre, le mouvement est beaucoup plus net : le nombre de biens proposés à la vente augmente de 9 % en un an. Et selon les territoires, l’écart se creuse encore :

  • 14 % à Paris ;
  • 9 % en Île-de-France ;
  • 8 % dans les régions.

La demande évolue, elle aussi, de façon contrastée. Si elle progresse de 5 % à Paris et de 2 % en Île-de-France, elle demeure stable dans les régions.

Neuf achats sur dix se négocient

Autre enseignement du baromètre Laforêt, les acheteurs n’hésitent pas à négocier. En septembre, 9 acquisitions sur 10 font l’objet d’une discussion sur le prix. La marge de négociation atteint désormais 4,8 % en moyenne, soit 0,3 point de plus qu’un an auparavant. Elle s’établit à :

  • 3,2 % à Paris ;
  • 4,6 % en Île-de-France ;
  • 5,1 % dans les régions.

De quoi faire baisser la facture avant de signer le compromis de vente. D’autant que les prix reculent encore de 1,5 % sur un an. Les vendeurs doivent aussi patienter un peu plus. Il faut désormais 101 jours en moyenne pour vendre un logement, soit six jours supplémentaires par rapport à septembre 2025. 

Les appartements tirent leur épingle du jeu

Appartement ou maison ? Les acheteurs semblent avoir fait leur choix. Sur un an, la demande évolue très différemment selon le type de bien :

  • + 4,5 % pour les appartements ;
  • - 4 % pour les maisons.

Le regain d’intérêt des acheteurs ne suffit toutefois pas encore à relancer les ventes : les transactions reculent toujours de 1,8 % sur un an. 

 

Laurent BERGER

Immobilier à Saintes