Le marché immobilier reprend quelques couleurs, mais vendeurs et acheteurs n’avancent pas au même rythme. L’offre de biens à vendre progresse de 9 % sur un an, contre seulement 1 % pour la demande.
L’offre progresse beaucoup plus vite que la demande
Les acheteurs reviennent, mais doucement. En septembre 2026, la demande immobilière progresse de 1 % sur un an. Du côté de l’offre, le mouvement est beaucoup plus net : le nombre de biens proposés à la vente augmente de 9 % en un an. Et selon les territoires, l’écart se creuse encore :
- 14 % à Paris ;
- 9 % en Île-de-France ;
- 8 % dans les régions.
La demande évolue, elle aussi, de façon contrastée. Si elle progresse de 5 % à Paris et de 2 % en Île-de-France, elle demeure stable dans les régions.
Neuf achats sur dix se négocient
Autre enseignement du baromètre Laforêt, les acheteurs n’hésitent pas à négocier. En septembre, 9 acquisitions sur 10 font l’objet d’une discussion sur le prix. La marge de négociation atteint désormais 4,8 % en moyenne, soit 0,3 point de plus qu’un an auparavant. Elle s’établit à :
- 3,2 % à Paris ;
- 4,6 % en Île-de-France ;
- 5,1 % dans les régions.
De quoi faire baisser la facture avant de signer le compromis de vente. D’autant que les prix reculent encore de 1,5 % sur un an. Les vendeurs doivent aussi patienter un peu plus. Il faut désormais 101 jours en moyenne pour vendre un logement, soit six jours supplémentaires par rapport à septembre 2025.
Les appartements tirent leur épingle du jeu
Appartement ou maison ? Les acheteurs semblent avoir fait leur choix. Sur un an, la demande évolue très différemment selon le type de bien :
- + 4,5 % pour les appartements ;
- - 4 % pour les maisons.
Le regain d’intérêt des acheteurs ne suffit toutefois pas encore à relancer les ventes : les transactions reculent toujours de 1,8 % sur un an.
Laurent BERGER
Immobilier à Saintes